Trop de thérapeutes essayent de rassurer leurs patients ; ils essaient de déposséder leurs patients de la réalité de leurs symptôme plutôt que d’accepter et de travailler avec cette réalité.

Milton Erickson

MILTON ERICKSON

L’hypnose Ericksonienne

Psychiatre américain reconnu, Milton Erickson est à l’origine du réveil de l’hypnose qui a révolutionné la communication contemporaine. Son approche a été reconnonue comme “l’hypnose Erickonienne“.

Milton Erickson a souffert tout au long de sa vie de diverses pathologies comme la dyslexie et plus particulièrement une paralysie motrice et sensorielle qui était liée à la poliomyélite.

C’est son combat contre les maladies et la rencontre avec ses propres limites qui ont su forger son caractère tout en développant une extraordinaire créativité.

Appelé “le magicien”, ce grand thérapeute a permis de sortir des contes et mythes de l’hypnose et de voir renaître une nouvelle thérapie révolutionnaire.

MILTON ERICKSON, RÉVOLUTIONNAIRE DE L’HYPNOSE

Hypnose classique, autohypnose et hypnose Ericksonienne

Jusqu’alors, l’hypnose se fondait sur un enchainement de suggestions durant lesquelles le praticien proposait, voire suggérait la solution du problème à ses patients (“Hypnose Classique“).

Le thérapeute intervenait de façon très directe et l’on avait l’impression que ses suggestions relevaient plus de l’autorité que d’autre chose.

Même si ce genre de pratiques a fonctionné longtemps, elles ne fonctionnaient pas pour toutes les situations. Parfois (et plus souvent) la solution devait venir d’une dynamique de la part du patient et du thérapeute.

 

Un nouveau concept, devenir acteur de sa guérison

C’est alors que Milton Erickson est venu chambouler tout cela : le patient devient acteur de sa propre guérison. Le thérapeute n’est plus dans la nécessité ou l’obligation de donner la solution au patient, c’est à ce dernier de mettre à profit l’état hypnotique. Il utilise celui-ci pour accéder à ses propres ressources internes, souvent inexploitées.

L’idée de l’autohypnose selon Erickson est que chacun d’entre nous n’utilise qu’une infime partie de nos capacités à cause de facteurs divers comme la peur, la timidité, la peur du conflit.

Grâce à l’autohypnose, le patient modifie sa perception de sa douleur et de son malaise et dispose d’un véritable pouvoir d’action sur son état.

 

BIOGRAPHIE DE MILTON ERICKSON

Un enfant malade et souffrant

Milton Erickson est né le 5 décembre 1951 et c’est dès les premières années de sa scolarisation qu’il découvre ses premières pathologies, à savoir l’amusie et l’arythmie mais aussi la dyslexie et le daltonisme.

A l’âge de 17 ans, il est atteint de poliomyélite qui le fait sombrer, quelques mois après, dans un coma d’où il sort paralysé. Il peut seulement voir et entendre. Et c’est durant toute cette période qu’il va apprendre à voir, à écouter, à ressentir le monde extérieur et ce qui se passe en lui.

L’un de ses « sujets » d’observation est sa sœur qu’il regarde apprendre à marcher, il apprend à regarder chacun de ses mouvements, les ondulations de son corps. Il fait sa propre rééducation par l’observation des autres.

 

Faculté de médicine pour devenir psychiatre

A 21 ans, rétabli, il entre à la faculté de médecine et c’est en troisième année qu’il va découvrir l’univers de l’hypnose, grâce aux différents séminaires de Dr Hull.

Sur le plan personnel, il va se marier et aura 3 enfants dont il obtiendra la garde après la séparation d’avec sa femme.

En 1928, il est officiellement médecin et exerce en tant qu’assistant en psychiatrie à l’hôpital de Rhodes Island. Il deviendra ensuite chef de service de 1930 à 1934.

En 1934, il part s’installer dans l’état du Michigan où il est nommé directeur de recherche psychiatrique puis sera directeur de recherche et de formation psychiatrique.

 

Retour en Arizona et 2ème crise de polio

Toutefois, le climat du Michigan ne lui est pas favorable (il fait des allergies et a de nombreuses douleurs qui sont des séquelles récurrentes de la polio). Il repart donc pour l’Arizona pour un climat plus doux : il ouvre alors un cabinet médical à son domicile.

A l’âge de 51 ans, il va être atteint d’une seconde attaque de poliomyélite.  Mais comme toujours, ce sont ses expériences, ses douleurs, sa compréhension de son état qui lui permettent d’assurer toujours sa pratique et ses recherches sur l’hypnose.

Il décèdera en 1980.

 

Une vie dédiée à l’hypnose

Toute sa vie Milton Erickson s’est battu pour faire émerger de ses propres expériences, de ses souffrances, une manière différente de soigner, une vision différente de considérer l’être humain.

En « jouant » avec le ton de la voix, la position du corps, en fabriquant des métaphores, en utilisant des suggestions indirectes, il a réussi à développer des techniques innovantes.

On estime que jusqu’à 30000 patients ont été soignés par ce grand hypnotiseur.

 

TECHNIQUES D’HYPNOSE ERICKSONIENNE

Devenir acteur de sa guérison

La singularité de l’approche ericksonienne s’effectue par les suggestions indirectes. Toutes ces techniques ont un seul objectif, à savoir enseigner au patient le lâcher prise, par lequel il va pouvoir lui-même être acteur de sa guérison.

Erickson va mettre en place des techniques et des formulations qui facilitent l’attitude positive du patient et qui désarment littéralement ses résistances (utilisation de la négation, de la confusion, de la surprise).

Touts ces procédés sont des suggestions indirectes qui permettent l’entrée en hypnose.

Du point de vue du thérapeute, celui-ci n’est plus seul aux commandes de la séance d’hypnose.

La technique de l’hypnose ericksonienne se définit ainsi : au lieu de parler du sujet au présent, le thérapeute engage la conversation dans un imaginaire du passé, lequel détient une forte charge émotionnelle. Cette technique induit un état modifié de notre conscience, une sorte de rêverie qui va aider à aller à la rencontre de l’inconscient du patient.

D’après Erickson, notre inconscient est un formidable puits d’expériences et de sagesse qui constitue un terreau fertile de solutions possibles.

 

SÉANCE TYPE D’HYPNOSE ERICKSONIENNE

Souvent, le patient est allongé dans un fauteuil et fait face au thérapeute.

Plusieurs phases sont alors mises en marche :

1 – Le relâchement musculaire où le thérapeute invite le patient à se détendre en respirant profondément.

2 – La relaxation de l’esprit : le patient doit se concentrer sur un souvenir positif.

3- La phase thérapeutique : grâce à un récit imagé, le thérapeute passe en revue les compétences de son patient et observe quelles sont ses ressources.

4- Les suggestions : le thérapeute invite le patient à expérimenter de nouvelles compétences et à coopérer à sa guérison.

Toutes les suggestions émises par le thérapeute sont comme des histoires indirectes et qui s’adressent directement au subconscient du patient. Celui-ci, par le biais des métaphores et de sagesse universelle, va puiser en lui pour trouver de solutions personnelles.

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